Test – Dead or School : massacre de mutants dans le métro de Tokyo
Edité par Marvelous en Europe, Dead or School est un nouveau hack & slash développé par un tout petit studio indépendant, qui nous emmène à la découverte du métro de la capitale nippone.
Sorti au pays du soleil levant en 2019, Dead or School a aujourd’hui droit à une sortie en Occident, sous la bannière de Marvelous Entertainment. Atypique, cette petite production made in Japan mélange plusieurs styles de jeux, puisant tantôt dans le hack & slash, les RPG et shoot them up.
L’aventure se déroule 78 ans dans le futur, après l’émergence d’une race de mutants qui ont décimé l’espèce humaine, poussant les survivants à se réfugier dans les profondeurs du métro de Tokyo. Le scénario du jeu tire volontairement du côté des séries B grand-guignolesques, avec des personnages ultra-stéréotypés, quelques jolies touches d’humour et une quête principale à mourir de rire puisqu’il sera question de permettre à notre héroïne d’enfin découvrir l’école dont lui a tant parlé sa mère (d’où le nom du jeu, Dead or School, sic). Vous l’aurez compris, les développeurs du jeu ne se prennent pas du tout au sérieux et cela fait du bien. D’autant plus que les dialogues, représentés par des échanges entre des personnages animés à l’écran, sont plutôt agréables à suivre et plutôt bien écrits.
Ce qui est très intéressant ici, c’est que le scénario du jeu dessert volontairement la progression dans l’univers de Dead or School puisqu’il faudra utiliser le métro pour se déplacer d’une station à l’autre. Si la progression reste linéaire, le concept n’en reste pas moins séduisant. On notera au passage que les temps de chargement sont représentés à l’écran par un trajet en métro animé, ce qui est plutôt réussi.
Si d’apparence, le jeu est un hack & slash en 2.5D assez banal, Dead or School se révèle étonnament fun de par les combos qu’il propose. Il faudra en effet changer en permanence d’arme, en passant du sabre à la mitrailleuse ou au lance roquette. Le jeu se révèle bien plus profond qu’on l’imagine puisqu’il intègre un système d’expérience, d’amélioration d’armes, d’objets à récupérer sur le terrain et à équiper pour améliorer les capacités de ses armes, et que les ennemis sont eux aussi assez variés. Au cours de votre progression, vous devrez affronter de nouvelles classes d’ennemis et des boss gigantesques. Plusieurs séquences de plates-formes sont également au programme.
Si le cokctail de genres fonctionne plutôt bien, on reprochera aux créateurs du jeu de ne pas avoir peaufiné leur jeu à l’extrême. Les bugs d’affichage sont encore nombreux et les animations désastreuses. L’IA des ennemis n’est pas non plus fameuse puisqu’il ne sera pas rare de voir un ennemi tirer dans la direction opposée d’où vous vous trouvez…




