Paiement sans contact : comment protéger sa carte bancaire du piratage et des arnaques ?
Protéger sa carte bancaire sans contact devient indispensable alors qu’il est désormais possible de payer jusqu’à 50 euros sans avoir à renseigner son code secret. Voici quelques astuces pour vous éviter quelques sueurs froides et garder votre argent à l’abri.
Le plafond du paiement sans contact a été relevé de 30 à 50 euros en France afin d’encourager les consommateurs à utiliser cette technologie en cette période d’épidémie de COVID-19. Ce moyen de paiement permet d’éviter de toucher les terminaux afin d’entrer sa carte et de renseigner son code. Mais si le paiement sans contact est plutôt sécurisé sur smartphone, qui exige l’authentification de l’utilisateur pour fonctionner, ce n’est pas le cas pour les cartes bancaires. Si vous perdez ou si l’on vous vole votre carte, n’importe qui peut y avoir recours pour payer des sommes inférieures à 50 euros.
Il existe également une technique de piratage, peu répandue car difficile à mettre en place, consistant à approcher physiquement un terminal de paiement d’une carte bancaire sans contact rangée dans un portefeuille ou dans un sac. Un smartphone sur lequel on a téléchargé et installé une application spécifique disponible sur le dark web permet également de siphonner ce genre de cartes. C’est pourquoi nous vous partageons ici quelques solutions permettant de protéger son compte en banque.
NFC, RFID, qu’est-ce que c’est ?
Pour commencer sur de bonnes bases, il convient de définir et différencier deux termes que nous allons souvent reprendre dans la suite de ce papier : NFC et RFID.
La RFID (Radio Frequency IDentification) est une méthode d’identification par fréquences radio. Cette technologie permet à un lecteur (comme un terminal de paiement dans le cas ici abordé) de communiquer et d’identifier un autre dispositif (carte bancaire ou smartphone pour le paiement sans contact). La RFID s’applique à de très nombreux champs et peut exploiter un très large spectre de fréquences radio. À l’origine, elle avait une application militaire, permettant par exemple de vérifier l’identification d’avions de guerre entrant dans un espace aérien. Puis elle s’est démocratisée à bien des secteurs technologiques.
Le NFC (Near Field Communication) découle quant à lui de la RFID. Il s’agit d’une branche bien spécifique (un sous-ensemble) de cette dernière. Le NFC fonctionne sur une fréquence de 13,56 MHz et offre des débits très limités allant de 106 à 848 kbps. Elle n’est donc utile que pour des transferts de données légers. L’une des principales caractéristiques du NFC est la très faible distance (seulement quelques centimètres) qui est permise entre les deux appareils en communication, qui doivent être très proches entrer en contact.
Les étuis de protection et feuilles d’aluminium
Face à la démocratisation des cartes bancaires sans contact, qui représentent désormais plus de la moitié des cartes bancaires en circulation en France, plusieurs sociétés se sont lancées dans la conception d’étuis de protection bloquant les signaux NFC ou RFID utilisés par cette technologie. Ces étuis sont généralement constitués de plastique, de cuir ou d’aluminium. Attention dans le cas de l’aluminium : si vous glissez l’étui dans votre porte-feuille, les propriétés de ce matériau peuvent démagnétiser les objets qui s’y trouvent, comme les tickets de métro par exemple.




